DERNIERES NOUVELLES DU FRONT GENEVOIS...

AMATEURS Le nouveau Team amateur est en train de prendre forme. Il s'agit d'une structure genevoise ouverte uniquement à des coureurs U23. Les coureurs signataires sont Andrea Genecand, Mickael Jolti, Gregory Hugentobler, Benoit Beaud, Jonas Reymond et Olivier Beer. Organigramme du team.
ELITES/PRO Nicolas Schnyder et Fabien Wolf ont signé pour 2010 un contrat auprès d'une nouvelle équipe dont le siège est à Zurich. Des informations complémentaires suivront...
CYCLOCROSS Omnium Genevois les 7, 14 et 21 novembre. VEL D'HIV 2 Jours de Genève, ça se précise, les 5-6 Décembre, soirée pro le samedi.
_______________________________________
The blog you'll never stop riding.

samedi 14 novembre 2009

L’industrie du vélo a aussi sa Trabant


A chacun son mythe. Fleuron de l’industrie automobile est-allemande et objet de convoitise dans l’imaginaire collectiviste et populaire dès les années 60 pour des millions de personnes, la Trabant reste encore aujourd’hui convoitée mais pour d’autres raisons.

Une mine de pépites pour les fanatiques de la marque de Vicenza

Pour l’industrie du cycle, Campagnolo est sans aucun doute le plus beau de ses symboles. Pour célébrer cet anniversaire et la longévité de cette entreprise (combien d’entreprises du cycles ont disparu depuis) deux écrivains et journalistes italiens, Guido Rubino (« scrittore di biciclette ») et Paolo Facchinetti, ont détaillé ces 75 ans de passions. Le livre, disponible en italien et en anglais, contient de nombreuses photographies inédites et propriété de la famille Campagnolo.

Pour en savoir plus…

lundi 9 novembre 2009

Yakman : Le vélo des autres


En faisant l’éloge de la lenteur, chère à Nicolas Bouvier, autre voyageur et reporter genevois, le cyclonaute-aventurier Claude Marthaler, alias yakman, possède bien la fibre aventurière et contemplative.

Bien connu des genevois par ses reportages écrits et photographiques, Claude Marthaler présentera jeudi 12 novembre son dernier opus « Entre Selle et Terre » ainsi qu’un diaporama « 3 ans à vélo en Afrique et en Asie ».

Un rêve en chasse un autre

Interviewé par léman bleu, ce lundi lors de l’émission Sport Actu, Claude Marthaler a laissé entrevoir qu’après avoir tant bourlinguer sur tous les continents que son prochain rêve était de créer un centre culturel du vélo : « Je lance donc une bouteille à la mer à tous les fous de vélo et autres qui souhaiteraient soutenir ce projet ! » contact : claude@yaksite.org

Pour en savoir plus…

  • Diaporama de Claude Marthaler « 3 ans à vélo en Afrique et en Asie » Jeudi 12 novembre 2009, 20h à la Maison des Associations, Salle Rachel Carson, 15 rue des Savoises (yaksite.org, aspic)
  • Agenda des présentations du Diaporama en Suisse Romande
  • Carnets de route publiés par le quotidien La Liberté

_____________

Photo : Nathalie Pellegrinelli, Tibet de l'ouest à l'été 2007. Collection Claude Marthaler


dimanche 25 octobre 2009

PEV : La couleur pourpre des Eaux-Vives


PEV, trois lettres que l’on pourrait interpréter comme les initiales d’un célèbre ethnologue et grand explorateur né à Genève. Que nenni ! Ce sont celles d’un club cycliste genevois qui peut aujourd’hui revendiquer plus de nonante printemps. Quant à Paul-Emile Victor, puisque c’est de lui dont il s’agit, il n’a jamais que je sache fait partie de la Pédale des Eaux-Vives.

La Neptune pour symbole

Très attaché à son quartier bordant la rive gauche du Petit-Lac, le club de la PEV a pris pour symboles la Neptune (1) et le violet (2). Tous deux sont issus des armoiries de la commune des Eaux-Vives. Ainsi flanqué du fameux voilier sur fond de violet, le péviste est facilement reconnaissable au sein du peloton et ne passe jamais inaperçu.

Une trajectoire pour histoire

A remonter le temps et l’histoire du club, on ne peut s'éviter de tomber sur les pépites qui ont jalonné la vie du club. Difficile d’être exhaustif, mais la vie du club des Eaux-Vives est intimement liée à celle de brillants coureurs genevois. A commencer par René Heimberg (les années 30), de Jean-Pierre Burtin et Jean Banderet (les années 40), de Willy Trepp et Francis Blanc (années 50 et 60), tous titrés sur routes, piste et terrains de cyclocross. Si les coureurs ne manquaient pas d’ambitions, les présidents ne cachaient pas les leurs en allant à la recherche de talents pour que brillent les couleurs de leur club.

La suite est encore fraîche dans nos mémoires. La PEV verra éclore de jeunes pousses qui deviendront de redoutables élites et professionnels : Alain Haldiman, Gilles Blaser, Siegfried Hekimi et plus récemment encore Bruno Boscardin et Frédéric Vifian dont les carrières sportives se sont arrêtées en début de la décennie actuelle.

Plus récemment, Richard Carriero, en formidable amateur qu’il a été, a porté haut les couleurs de la PEV pendant plusieurs années, surtout lorsque la route s’élevait. Dans son jardin de la piste, le sprinter Cédric Stoller a multiplié les performances, y compris sous les couleurs nationales.

2009, un titre de champion suisse et deux de champions romands

Aujourd’hui, la roue tourne encore à un bon régime. Comme celle de Benoit Beaud, jeune VTTiste qui n’hésite pas à aller se frotter aux élites lors des manches de la swisspower Cup. A 35 ans, Damien Grauser demeure maître ès Masters. Avec Andrea Genecand chez les Juniors, les deux sont allés chercher un titre de champion romand sur route (Orbe). Sur leur lancée et dans leur catégorie respective, nos deux lascars décidément très performants récidiveront avec un podium pour Damien aux Championnats suisses (Nyon) et un titre de champion suisse de la montagne pour Andrea (Montfaucon, JU).

Aux côtés de ces deux têtes de séries figurent nombres de coureurs, jeunes ou plus expérimentés, formant l’âme du club et qui paient régulièrement de leur personne sur tous les terrains d’expression que ce sport permet.

Elle a tourné encore favorablement en cette seconde partie d’année pour Gregory Ornon, triathlète expatrié deux mois sur le continent américain avec pour aboutissement l’Ironman Hawaii, il y a deux semaines de cela.

Elle aurait pu tourner plus vite pour Mickaël Jolti, 20 ans, qui n’a pas toujours obtenu les satisfactions attendues au terme de cette saison. A sa décharge, la catégorie U23 le met en confrontation avec des coureurs plus matures.

Retour aux sources

A son rôle de formateur, la PEV ne se dérobe pas, elle a même œuvré en pionnière de la chose. Avec la collaboration des services du Département de l’instruction publique, Damien Grauser, figure tutélaire du club, a initié et contribue encore aux mercredis du vélo. Sous la tutelle de Guy-Louis Zeltner, le club a créé « les Sources », un clin d’œil aux Eaux-Vives dans le but de se doter de sa propre école de cyclisme.

Ma petite entreprise

La gestion d’un club de plus de cent membres n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît au premier coup de pédale. Entre soutient à ses coureurs et organisations d’événements les missions d’un club cycliste sont multiples et diverses. Face à ces problématiques, la bonne attitude est certainement celle qui consiste à mitiger les bonnes pratiques de la petite entreprise et celles de la cohabitation des sensibilités au sein d’une grande famille.

Difficile aussi de répondre aux ambitions et vœux de chacun, mère club ne peut être partout à la fois. A ces problématiques récurrentes de gestion de club sportif s’ajoutent depuis peu les difficultés à trouver la manne qui fait vivre un club, à savoir l’argent public et surtout privé. Pour preuve, la PEV qui organisait encore il n’y a pas si longtemps le GP de Genève et le Tour du Canton a dû baisser pavillon face à de telles entreprises devenues trop risquées.

Un défi au temps

Apporter la bonne réponse au bon moment implique une agilité de gestion faisant passer toute stratégie au second plan. En s’engageant à s’investir davantage pour ses membres, le club entend aujourd’hui en priorité se recentrer sur sa base.

Dans un contexte laissant peu de liberté d’actions, le club doit cependant répondre aujourd’hui à l’émancipation de jeunes coureurs ambitieux qui désirent former un team amateur (3) pour 2010 et bénéficier de facilités supplémentaires leur permettant d’obtenir le sésame pour la catégorie élite.

Endurance et résistance sont les deux mamelles du sport cycliste ! A l’aune de son centenaire, ce sera pour 2014, gageons qu’à l’instar de leurs prédécesseurs Norbert Blanc et Serge de Siebenthal, le président Christian Collomb et son comité trouvent les ressources nécessaires pour maintenir un cap ambitieux. Une promesse faite au nom de la Neptune sa bonne étoile, mais aussi de sa déjà longue histoire et d’un sport que ce club n’a eu de cesse de respecter et de promouvoir. Alors, bon vent à la PEV !

Pour en savoir plus …

______________________________

(1) L’une des deux barques aux voiles latines encore en service sur le Léman.

(2) Les astrologues ont cherché à donner aux planètes des couleurs pour les distinguer, le violet ou le mauve sont attribués à Neptune.

(3) Andrea Genecand et Mickaël Jolti sont à l’origine de cette initiative.


samedi 24 octobre 2009

Sprint : Comme une pluie de goals


« On naît sprinter, on ne le devient pas ». Ainsi s’exprimait déjà Louis Darragon (1) dans sa chronique dans « Le Cyclisme » en 1912) sur les compétences requises pour le sprint.

Le sprint est l’ultime effort pour départager deux ou plus de coureurs pour la victoire. Il est aussi et surtout un feu d’artifice au terme d’un longue épreuve d’endurance. Dans l’abécédaire de son dernier ouvrage, Meli-Vélo, Paul Fournel donne la définition suivante :… Il faut une souplesse de chat et une force de taureau. Ils sont quelques-uns à partager ces capacités à chaque génération. »

Des qualités de force et d’adresse

Les qualités sont la vélocité, la puissance de démarrage (appelée également force explosive) et la force. L’amélioration des ces qualités passe par un entrainement spécifique dont la plupart des exercices se font à intensité maximale et donc en dette d’oxygène (source d’énergie anaérobie alactique). A ces aptitudes de forces pures on ajoutera que la vélocité exige une excellente coordination des mouvements et que celle-ci doit également faire l’objet d’entrainements par des exercices spécifiques.

Des stratégies à tiroirs

Il n’existe pas de stratégie unique tant le problème est complexe et les stratégies multiples. De plus, aucune tactique n’est bonne si la préparation n’a pas été effectuée avec lucidité. Cette préparation implique une excellente compréhension de tous les éléments qui conditionneront la réussite d’un tel exercice. Parmi ceux-ci figurent le type d’arrivée, la composition du groupe et les conditions météorologiques qui auront un effet sur le choix des braquets et la manière de déclencher son sprint.

En cas d’arrivée au terme d’une courte ligne droite, le sprinteur « long et puissant » virera en tête alors que le sprinteur « court » se fera emmener par un équipier ou prendra le sillage d’un adversaire en se plaçant en seconde ou troisième position au maximum. Inversement, en cas d’arrivée dégagée se situant au terme d’une longue ligne droite la placement n’est pas déterminant. Le plus important est de déterminer le moment où placer son effort. Le sprinteur puissant se dégagera en effectuant la manœuvre à 400 ou 500m de l’arrivée alors que le sprinteur véloce attendra les 100 ou 200 derniers mètres, maintenant l’incertitude jusque sur la ligne.

Oubliés ou mal aimés

A ceux qui s’émeuvent que le centre de gravité du cyclisme mondial se déplace de plus en plus en direction du monde anglo-saxon, on leur rétorquera qu’en favorisant uniquement la « culture des bosses », les nations traditionnelles en oublient certains fondamentaux, tel le sprint, grand rapporteur de victoires et de positionnement dans le gotha du cyclisme international.

___________
(1) Louis Darragon (1883-1918), excellent sprinter devenu coureur de demi-fond.
(2) Paul Fournel, écrivain cycliste, dont l’œuvre majeure est Besoin de vélo (2001).

mercredi 21 octobre 2009

VAUD : Patrie romande du cyclisme


En organisant au terme de la saison routière leur deuxième Critérium de Montreux, nos amis vaudois ont fait la démonstration de leur dynamisme et de leur capacité à pouvoir maintenir l’organisation d’événements cyclistes importants.

Est-ce la proximité du CMC (le Centre mondial du Cyclisme à Aigle), on peut le penser. On peut aussi voir que le canton de Vaud possède un grand nombre de clubs offrant par là la capacité à mobiliser ses forces autour de nombreux objectifs.

La Piste, le Cyclo-cross, le BMX, voilà rien que trois disciplines où les vaudois font la course en tête. Les 3 jours d’Aigle ont eu lieu dernièrement, mobilisant toutes les catégories, professionnels compris. Aigle est encore en ligne de mire pour son cyclocross international qui aura lieu au mois de novembre. Dans le domaine du BMX, le club d’Echichens est devenu le club de référence avec ses nombreux jeunes coureurs et un circuit à faire plein d’envieux.

Difficile d’être exhaustif. Au Tour du pays de Vaud, épreuve Juniors de plus en plus internationale et le Prix de Lausanne, course handicap ouverte à toutes les catégories, il faut ajouter l’organisation des championnats Romands (Orbe) et les championnats Suisses (Nyon).

En clôturant la saison des courses sur route avec le critérium de Montreux, on ne pouvait espérer mieux en cette fin d’après midi, un Léman illuminé d’un soleil couchant pour toile de fond.
__________
Photo (BikeInLove) : Claudio Imhof vainqueur du critérium Amateurs/Juniors sous ses habits de la saison 2010.

dimanche 18 octobre 2009

Cyclocross : On ouvre le ban


A Genève

Ici, point de cyclo-cross international, néanmoins le VC Lancy maintient sa tradition avec l’organisation de son Omnium de cyclocross sur 3 manches ouvert également au VTTistes. Pour convaincre le président Christian Favre à poursuivre cette tradition automnale genevoise, une présence massive serait le bienvenue.

... et ailleurs

Sur le plan national et international, je vous invite à suivre les actualités sur le site cyclocross.ch, site entièrement dédié à cette discipline. La première manche du calendrier international (Coupe du Monde UCI) s’est déroulée en Italie, à Trévise, avec pour meilleur résultat, la superbe 4ème place de Arnaud Grand (Montreux, Team Dom Cycle) chez les U23.

L'unique cyclocross international en terre romande

Rendez-vous à Aigle, le dimanche 15 novembre pour le cyclocross international d’Aigle (International C2), qui aura lieu à proximité du centre mondial du cyclisme (CMC).

Pour en savoir plus...

____________

Photo (Courtoisie de Team Dom Cycle/A. Grand) : Arnaud Grand.


samedi 17 octobre 2009

Carlos Coelho : Gentleman Coureur


« Le football est un jeu qui se joue à onze mais à la fin ce sont toujours les Allemands qui gagnent ». Cette maxime, dont l’origine est anglaise, a symbolisé la domination du football allemand pendant plus de 20 ans.

L’automne cycliste se régale de gentlemen permettant généralement d’associer deux coureurs complémentaires dont la finalité n’est pas le résultat à tout prix compte tenu des différences d’âge ou de niveau. Pour d’autres, l’épreuve se transforme en un Baracchi (1) version locale. A ce petit jeu, certains s’en sortent mieux que d’autres.

Un tigre dans le moteur

Associé depuis un certain temps avec José Morim, Carlos Coelho collectionne les victoires dans la catégorie, quand ce n’est pas tout simplement le scratch comme lors du Défi Boscardin, où la paire Coelho-Morim s’est offert le scalp des professionnels Laslo Bodrogi-Alexander Usov, rien que ça.

Aux dires de ceux qui l’on connu chez les amateurs, Carlos est plus fort que jamais. Doté d’une morphologie privilégiant les épreuves de force, il en use et en abuse (j’en sais quelque chose pour avoir été son ombre dans quelques-unes des gentlemen). Plus fin, dans un style plus fluide, José Morim est un complément solide. Les deux faisant la paire la plus efficace du moment, faisant tomber quasiment tous les meilleurs chronos des tabelles. Seul, Carlos Coelho n’en demeure pas moins d’une redoutable efficacité. Lors du dernier chrono de Douvaine, il ne fut battu par que par un 1ère catégorie (Nicolas Roux, Evian Vélo) et par l’un des meilleurs seniors français (Stéphane Wiand, UC Gessienne).

L’union fait la force, dit-on

Installés à Genève depuis quelques années, après une parenthèse espagnole, Carlos et son épouse Silvia ont repris à leurs anciens propriétaires un commerce de cycles sis à la rue de Lyon. D’un shop de cycles ordinaire, le couple Coelho ont en fait en peu de temps une enseigne de référence à Genève mais pas uniquement, car désormais très fréquentée par une clientèle internationale.

Apprenant très vite, Carlos a vite compris que l’évolution de son commerce et la pratique de sa passion n’étaient pas en contradiction. D’autres vélocistes l’ont fait avant lui, c’est certain et même très bien, Carlos lui a tombé le 11 dents en multipliant les entraînements et les courses allant jusqu’à créer un championnat interne dont les résultats sont disponibles le soir même sur les pages du site internet qui leur est consacré. Le noyau, petit au départ, est désormais formé d’une vingtaine d’individus qui certes ne sont pas tous des purs coursiers mais qui, trop contents de trouver une structure à leur convenance, n’arrêtent pas d’en redemander. La suite... il ne reste à Carlos plus qu’à formaliser sa structure pour en faire un club officiel, mais là, c’est la voix officielle qui s’exprime.

Il apprend vite et écoute ses clients

Pour en être des leurs, je dois avouer que lorsqu’il ne porte pas le cuissard, le vélociste Carlos ne manque ni de bons conseils, ni de compétences envers ses clients. Certains exigent même que leur vélo ne soit touché que par la main du maestro. En sachant prolonger les désirs et autres exigences de ses clients, il a pu consolider avec beaucoup d’à propos son catalogue de produits et sa propre expérience.

Acteur incontournable du PCG (paysage cycliste genevois), agissant dans plusieurs registres avec succès, on ne peut que lui souhaiter de garder le cap même si à la vue d'une telle razzia, le Gentleman Carlos s'est transformé en cambrioleur, il n'en reste pas moins coureur.

Pour en savoir plus : BOS Bikes Team

Photos : Courtoisie de BBT

____________

(1) Trophée Baracchi, ancienne épreuve internationale contre la montre disputée près de Bergame par équipes de deux. La paire D. Gisiger - S. Demierre l’ayant remporté en 1981.

mardi 13 octobre 2009

Fréjus, planète VTT : Aussi dur que le Roc


En proposants aux VTTistes de tous les horizons, de toutes les tendances, une sélection d’épreuves sportives à la mesure de chacun, le Roc d’Azur ne cesse d’augmenter son attractivité au point se faire appeler planète VTT.

On le croit très volontiers car c’est bien une pléthore d’épreuves qui jalonnent les 4 jours de la fin de la première semaine d’octobre sur le site de la base Nature située à l’ouest des villes jumelles de Fréjus et Saint Raphaël.

Le formidable succès du Roc est certainement lié à un site sans limite, à sa situation géographique favorable, à une organisation sans failles et à cette période de l’année où le changement de saison est synonyme de renouvellement des collections d’une industrie du cycle qui doit beaucoup au VTT.

Un concept pour l’éternité

En évolution continue depuis 25 ans, le Roc d’Azur n’oublie personne sur son passage. A commencer par des initiations proposées aux mômes dès l’âge de 4 ans. Plus de vingt épreuves sont proposées des kids aux masters en passant par les tandems mixtes, les catégories, juniors et espoirs dans leur version féminine ou masculine. Toutes avec ou sans classement mais toujours chronométrées. Ainsi les 15'000 inscrits se repartissent entre plus de vingt évènements avec pour final Le Roc d’Azur, épreuve phare prisée par les meilleurs bikers européens de cross country.

Le Roc d’Azur porte en son sein toute la genèse du mountain-bike avec ses pionniers qui ne pouvaient en aucun cas imaginer un tel développement. En maître d’une discipline devenue mythique, officialisée par l’olympisme, le Roc s’inscrit traditionnellement en apothéose de chacune des fins de saison.

Une telle grande messe ne serait être tenue sans des animations (shows de BMX, Dirt, Trail) et un salon avec plus de 200 exposants.

Le bonheur est dans les Maures

La Flûte, les Clapiers, Le Car Brulé, le col du Bougnon, le Chemin des douaniers, autant de noms mythiques à franchir dans l’arrière pays et le littoral entre Roquebrune et Fréjus. Si les paysages sont parfois à couper le souffle, on n’est gagné que par la fatigue mais jamais par la monotonie d’un parcours éprouvant qui ne vous concède aucun moment de répit. Entre ciel d’azur et terres d’ocre, le Roc dans son massif verdoyant des Maures a son avenir devant lui.


Photo (BikeInLove) : Christoph Sauser (Specialized), vainqueur à deux reprise du Roc et malheureux lors de cette dernière édition en perçant sur la plage de la Galiote à quelques encablures de l'arrivée alors qu'il menait la course.

dimanche 20 septembre 2009

Nicolas Schnyder : L’année ou jamais


Il est actuellement la meilleure et l’unique chance genevoise pour entrer dans le gotha du cyclisme international. 8ème du dernier Tour de l’Avenir, champion suisse du CLM (c'était en juin à Nyon) Nicolas Schnyder, sous contrat avec la formation savoyarde CCF (Chambéry Cyclisme Formation), termine en cette fin de saison ses classes dans la catégorie Espoir (U23).
Pour Nicolas Schnyder, pur sucre genevois, c'est clairement le terme d’un parcours de formation qui doit l’amener vers la carrière professionnelle. Prêt pour une telle échéance, Nicolas reste néanmoins à la recherche de son premier emploi dans la catégorie professionnelle. Son très bon résultat lors du récent Tour de l’Avenir, il termine dans le top 10, est une étape qu’il ne fallait pas rater. La seconde marche à franchir est assurément une performance lors des prochains championnats du monde qui auront lieu le week-end prochain, chez nous, au Tessin à Mendrisio.
Chef de bande ...
Leader de la sélection suisse Espoirs, Nicolas est inscrit pour le contre la montre individuel et la course en ligne. Un bon résultat dans le CLM de mercredi prochain serait de nature à le mettre en confiance pour l’épreuve en ligne du samedi.
La presse romande s’est récemment intéressée sur l’avenir de « l’espoir genevois » et la Tribune de Genève lui consacre un reportage par une vidéo dans laquelle Nicolas confirme toute l’importance des prochains championnats du monde. Contacté hier lundi, il se voulait rassurant, malgré une pointe d'angine contractée la semaine passée, se sentant davantage confiant pour la course en ligne de samedi. Mendrisio saura-t-il sourire à Nicolas, acceptons en l'augure.

Pour en savoir plus …


mercredi 9 septembre 2009

Le VTT Genevois retrouve son Escalade



Soutenue au plus haut niveau, la dernière initiative du Service des Sports de la Ville de Genève a réussi un retour gagnant pour la renaissance d’un GP VTT, devenu presque un classique il y dix ans, et abandonné depuis.
Une compétition plébiscitée
La mobilisation a été forte comme l’a fort justement évoqué Manuel Tornare (conseillé administratif en charge) dans son discours de clôture lors de la distribution des prix. Mis à contribution, le Service des sports de la Ville de Genève mérite la meilleur note pour nous avoir concocté une manifestation sportive que tout le monde souhaite voir se répéter en cette fin d’été au sein de notre ville. On ajoutera que le Service des sports a judicieusement sollicité l’assistance du club de la PEV pour l’aider dans les domaines sportif et technique et en particulier pour la définition du parcours.
Les qualités de bikers reconnues
Parcours difficile, tortueux par moment, obligeant à une relance continuelle, les ruelles de Genève ont fait la part belle à tous ceux qui s’accommodent d’efforts intensifs. La vitesse n’était cependant pas oubliée et certains passages sont en passe de devenir de vrai bijoux de pilotage comme la descente dans la Cour du collège Calvin et les enfilades pavées dès la sortie des escaliers et du tunnel de la rue des Barrières au dos de la cathédrale qui menaient les coureurs à la Treille avec sa vue sur les Bastions et la Place Neuve.
Malgré un parcours totalement sur route, exception faite de la traversée de la promenade de St-Antoine et de quelques marches à descendre, privilégiant le rendement, l’habileté et les changements de rythmes ont opéré la sélection mettant en évidence les qualités physiques propres des bikers.
La magie opère avec la nuit
Dans le parc coureurs, l’ambiance était au beau fixe dans l’attente d’un relais et la nuit tombante ajoutait une note que seule l’endroit est capable de générer. A l’image des féminines qui ne boudaient pas leurs plaisirs, on retiendra ce paradoxe heureux, celui de tenir le haut du pavé dans les rues étroites de la vielle ville sur des vélos tout terrain.


Pour en savoir plus ...
Site de la PEV
Classements (www.datasport.com)
Photos (www.igeneve.ch)



vendredi 4 septembre 2009

Trois lettres pour un triptyque : BMC3



Trois lettres au service d’une une philosophie : innovation, passion et précision
Pourquoi ne pas l’avouer, l’auteur de ces ligne a un faible (voir photo) pour la jeune marque suisse siglée de trois lettres dont on ne connait pas toujours la signification. Ainsi va la « Bicycle Manufacturing Company » devenue propriété d’une holding suisse il y a moins de dix ans. Les produits de BMC se distinguent par un design et à la fois novateur et un style bien personnel. Trois lettres au service d’une philosophie : innovation, passion et précision. A cette démarche produit, il faut associer la démarche sportive que BMC a développé avec une extrême attention au travers de différents teams dont les plus connus sont le team pro BMC Racing Team et le Bigla Cycling Team (team féminin).
Des ambitions confirmées
L’équipe BMC Racing Team (Continentale Pro America), née dans la continuité de la défunte équipe Phonak, a une stratégie et vient de se charger de nous le rappeler. Bâtie autour d’un encadrement américain, l’équipe associe avec succès coureurs suisses et américains. Certes, absent des grands tours et des grandes courses du calendrier international, le bmcracingteam s’est néanmoins montré à son avantage lorsqu’il a été invité comme aux Tour de Californie, Tour de Romandie et Dauphine Libéré où l’on a surtout vu les coureurs suisses (Markus Zberg, Mathias Frank); les américains, dont le chef de file est Jeff Louder, étaient occupés à leurs courses.
Succession d’annonces
La montée en puissance était attendue et elle se concrétise en prévision de l’année prochaine. Les annonces faites ces jours par les dirigeants Jim Ochowicz et Andy Rhis confirment ces ambitions.
Pour 2010, rejoignent l’équipe le tout récemment titré champion des Etats-Unis George Hincapie (qui ne rejoindra donc pas qui vous savez). L’internationalisation du team s’est faite quelques jours plus tôt par l’annonce de la venue du champion du monde italien Alessandro Ballan qui rejoindra également le bmcracingteam en 2010. Se joignent encore l’allemand Marcus Burghardt (Columbia-HTC), le danois Karsten Kroon (Saxo Bank) et trois suisses Steve Morabito, Michael Schär (tous deux Astana) et enfin le neo-pro Simon Zahner (excellent lors des derniers championnats suisses sur route (4ème) et dans le CLM (7ème) ou encore meilleur suisse aux derniers championnats du monde de cyclo-cross l’hiver passé (8ème).

mercredi 26 août 2009

BikeInLove se dote d'une identité visuelle


BikeInLove se devait de trouver une identité visuelle conforme à ses valeurs et ses intentions.

Le logo de BikeInLove qui vous est présenté ici est arrivé au terme d’une maturation suffisante pour être dévoilé et laissé à votre appréciation.

Tout est dans tout, disait le philosophe …

Tout est dans tout, disait le philosophe grec Anaxagore. Reprise ici avec opportunité, la théorie du Tout tient aux interactions des forces qui régissent l’équilibre du cycliste et de sa machine, équilibre renforcé par l’inertie des roues. Le « miracle du vélo » provient de sa forme à quoi il faut ajouter les aptitudes instinctives du cycliste. Alors, comment ne pas tomber amoureux de tant de subtilités.


dimanche 16 août 2009

Mondiaux Juniors Piste de Moscou: Résultats


Difficile de trouver les informations relatives à cette semaine de compétitions qui vient de se terminer. Après les épreuves sur route, du 6 au 9 août, Moscou accueillait le pistards. Pour ce qui concerne nos représentants (voir la sélection nationale suisse), certains d'entre-eux doublaient en se représentant en deuxième semaine pour les épreuves sur piste. C'était le cas pour le genevois Gregory Hugentobler, de Jan Keller et de Joël Peter.

L'info sauvée des eaux !

Les organismes officiels, à commencer par les organisateurs de ces Championnats du Monde Juniors sont restés très discrets en matière de résultats. L'UCI et notre fédération (swiss-cycling) ne font guère mieux, leurs news frisent l'indigence. Heureusement, les SMS en provenance de Moscou et les sites spécialisés auront raison des carences de ceux qui ont pourtant la responsabilité et le devoir d'informer.

Résultats des Juniors suisses (Hommes). Ne cherchez pas de féminines, la sélection nationale n'en comportait aucune.
  • Course aux Points : Jan Keller, 8ème.
  • Scratch : Loïc Hugentobler, 7ème
  • Poursuite individuelle : Gregory Hugentobler, 13ème (nouveau record suisse, temps 3'25''855)
  • Poursuite par équipe, Suisse (Gregory Hugentobler, Loïc Hugentobler, Jan Keller, Joël Peter), 12ème, temps 4'21''213
  • Madison : Suisse (Gregory Hugentobler, Jan Keller), 7ème
Pour en savoir plus...
Résultats de swiss-cycling
Résultats et de très belles photos sur CyclingNews
Résultats également sur le site www.velowallon.be

dimanche 9 août 2009

Mondiaux Juniors de Moscou: Les grandes nations du cyclisme en force


Epreuves en ligne : Chez les garçons comme chez les filles, Belgique, Italie, France ont largement dominé, plaçant la plupart de leurs coureurs dans les meilleurs et laissant les accessits aux autres nations. Le fribourgeois Adrien Chenaux et le zougois de Cham, Joël Peter, terminent dans le groupe pour la 11ème place. Classements complets Hommes et Dames sur Directvélo.

Epreuves CLM : Les spécialistes, Russie, Australie, USA, Danemark et France obtiennent les médailles. Classements complets Hommes et Dames. Gregory Hugentobler et le zurichois Jan Keller sont classés 38 et 39ème, à un peu plus de 2 min.

Fait marquant, la seconde place de la française Pauline Ferrand Prevot aux deux épreuves. Ces deuxièmes places aux ChM venant récompenser la déjà championne d'Europe du CLM et de VTT !

Où les voir passer : Le Tour de l’Ain à nos portes


Le Tour de l’Ain (du 9 au 12 août) a l’excellente idée de proposer un contre-la-montre à nos portes. Ce sera mardi prochain pour une boucle autour de St-Genis. L’année passée, la victoire du Tour de l’Ain (classé 2.1 au calendrier international) était revenue à un Linus Gerdemann et le CLM à un certain Tony Martin (les deux allemands étaient alors chez Columbia).

La participation au Tour de l’Ain 2009 reste de très haut vol. Jugez plutôt. Côté équipe, à l’exception des Columbia, elles sont quasiment toutes là. A celles-ci il faut ajouter des équipes UCI continentales telles que BMC Racing Team (composée à 100% suisse) et des équipes nationales dont une kazakhe autour du revenant Vinokourov.

Absent du circuit deux ans, Alexandre sera-t-il conquérant, à voir. Les valeurs sûrs sont plutôt à regarder vers la garde montante et là les coureurs de qualité de manquent pas. L’occasion est donc belle de voir de près les jeunes talents comme le français Julien El Fares, l’estonien Rein Taaramae (brillant au Tour de Romandie, 3ème, et au Tour de Suisse, 8ème), le colombien Fabio Duarte (champion du monde Espoir 08), ou encore les deux jeunes belges Kevin Seeldrayers, Greg Van Avermaet.

Le tour a été taillé dans le roc avec trois arrivées en côtes dont la dernière étape se terminera au sommet du Grand Colombier, notre Ventoux à nous.

Pour ce qui nous concerne, l’attente est forte du côté des Suisses et en particulier des "bianco e nero" de chez BMC Racing. Cette équipe aligne ses meilleurs représentants dont Mathias Frank (second des championnats suisses route, en ligne et dans le clm et 9ème l’an passé de ce même Tour de l’Ain) et Thomas Frei qui tous deux sont à l’aise lorsque le parcours prend de l’altitude. Présents également, Steve Morabito et Johann Tschopp.

Pour en savoir plus …
Tour de l’Ain, Liste des inscrits, Détail de l'étape 3 : Lélex-Mont du Jura (départ et arrivée), Détail de l'étape 4 : Belley - Col du Grand Colombier

jeudi 6 août 2009

Deux Genevois aux Championnats du monde Juniors


Sous la direction de Daniel Gisiger, les meilleurs Juniors suisses sont actuellement à Moscou pour y disputer les championnats du monde Route et Piste. Parmi eux figurent les deux talentueux frères Hugentobler, Gregory et Loïc.

De son côté, Gregory participera aux épreuves Route (CLM) et Piste (Poursuite individuelle, Poursuite par équipe et Omnium). Loïc participera aux épreuves Piste (Scratch et Poursuite et par équipe). Il reste en réserve pour l’épreuve sur route.

Le programme Route est le suivant :
  • 07.08.09 : CLM. Circuit de 13 km à parcourir 2x
  • 09.08.09 : Epreuve en ligne, circuit de 13.5 km à parcourir 10x
Le programme Piste est le suivant :
  • 12.08.09 : Poursuite individuelle, Scratch 10km
  • 13.08.09 : Poursuite par équipe, Kilomètre
  • 14.08.09 : Madison, Sprint
  • 15.08.09 : Omnium, Sprint

La sélection complète des Juniors est ici. Pour l'épreuve sur route, la Suisse a droit à 4 coureurs au regard de son rang mondial (19e). A noter que Swiss Cycling n'a sélectionné aucune féminine.

Pour en savoir plus...

mardi 4 août 2009

Championnat Suisse de la Montagne : Andrea Genecand titré chez les Juniors




Elites, U23, Juniors, Dames ainsi que les Masters s'étaient donnés rendez-vous ce dimanche à Montfaucon (JU) pour se disputer les titres de Champions Suisse de la montagne. La course s’est disputée en deux manches, la première en ligne et la seconde en poursuite en tenant compte des avantages pris lors de la première manche en ligne.

Chez les Juniors, le Genevois Andrea Genecand (PEV) remporte le titre devant Micha Eglin (RRZ Goldwurst.ch), champion suisse sur route récemment titré lors des championnats de Nyon et le Valaisan Simon Pellaud (BMC-Sogecoma-Hottinger-Valais).

Andrea a construit sa victoire dans la première manche. Laissant filer les meilleurs élites parmi lesquels figurait le Junior Micha Eglin, Andrea refaisait son retard dans la portion la plus difficile (montée des Enfers) et reprenait son rival pour le battre finalement de 50’’ sur la ligne. Maintenant cet écart lors de la seconde manche, les deux feront le même temps, Andrea l’emporte finalement chez les Juniors, terminant au 20ème rang scratch.

Au classement scratch, Andreas Schweizer (RC Steffisburg), Master, échoue pour 3’’ alors qu’il avait remporté la course en ligne mais dois finalement s'incliner, battu par l'Elite Sven Schelling (VC Mendrisio). Les deux remportent leur titre respectif. Chez les U23 le titre revient à Fabian Giger (SKS MIG Team), chez les Amateurs à Patrick Kottmann (RRZ Goldwurst.ch) et enfin chez la Dames (FA) à Patricia Schwager (Cervélo Test Team).


Pour en savoir plus...


samedi 1 août 2009

1er Août : « Va et découvre ton pays ! »


« Va et découvre ton pays » conseillait Paul Budry (1), l’un des pères de la littérature vaudoise. Ce fut aussi le slogan du Général lors des années de plomb que la plupart d’entre-nous n’avons connu. Pourquoi ce slogan : « Pour divertir les jeunes, pour qu’ils ne soient pas anxieux et qu’ils aiment leur pays ! » (2).

La Suisse à vélo

Vous êtes à la recherche de parcours en Suisse. Le site MysSwitzerland.com propose plus de 130 circuits VTT et plus de 8'000 km de parcours répertoriés MySwitzerland.com

(1) Paul Budry (1883-1949), critique d'art et écrivain suisse, il fonda l'Association vaudoise des écrivains en 1944 et en fut le premier président.
(2) Interview de Claire Cachemaille dans « Mémoire d’une Suisse en Guerre » par ses auteurs, Fabienne Regard et Laurent Neury.

vendredi 31 juillet 2009

Un « Kerautret », quésako ?


Lorsqu’il m’appela au téléphone pour me dire qu’il était arrivé, il n’y eut personne pour répondre. Ce n’est que plus tard que j’eus le loisir d’écouter son message. Le ton est de suite évocateur : « Willy, faut que tu viennes le voir, il est tout simplement génial… ce type est exceptionnel… ». Le message se poursuit en enrichissant encore un discours déjà dithyrambique : « Oublie tout ce que tu sais… ». L'éloquence de Charles (1) n'a d'égal que son enthousiasme. Il en deviendrait presque lyrique pour décrire son FKC, que dis-je : son « Ke-rau-tret ». Cela après plus de quatre mois d’attente et deux visites sur place !

Une démarche qui va bien au delà des études posturales

Evoquons ici les principales innovations du concept FKC qui toutes sont autant de considérations en décalage par rapport aux principes appliqués par la majorité des constructeurs. Mais en avant cela, il est important de rappeler que le constructeur de Six-Fours-Les-Plages (Var, France), amicalement appelé par ses partisans le « magicien de la mécanique » se positionne en contestataire et que ses détracteurs n’hésitent pas à le considérer comme dogmatique.

Que l’on se rassure, si la méthode, les moyens et à fortiori le résultat, sont effectivement hors normes, la finalité s’inscrit bien dans une ligne logique, à savoir de fournir au cycliste un vélo adapté à sa morphologie et à ses ambitions, généralement sportives. Toute la problématique est concentrée dans le « adapté » qui, chez François Kerautret, prend une dimension unique.

Indépendamment des éléments spécifiques qui caractérisent l’originalité de la marque FKC (François Kerautret Concept), l’essentiel de la démarche réside dans le positionnement du cycliste pour lequel une attention particulière est donnée. De ce positionnement « idéal », il en est déduit une géométrie en conformité avec les principes maisons (le concept Kerautret).

Ces analyses sont réalisées en deux temps, l’une que l’on nommera statique regroupant tous aspects ergonomiques sur la base de mesures morphologiques. La seconde analyse consiste à définir les paramètres dynamiques, dans laquelle s'inscrit la définition de la « sphère d’expression gestuelle ». Cette seconde analyse déterminera le comportement du vélo. Sur ce dernier aspect, une attention toute particulière est portée pour veiller au bon équilibre des masses dans le but d'un comportement parfait, et cela indépendamment de la taille de la personne. La méthodologie s’appuie sur huit points dans l’espace qui détermineront la géométrie du cadre avec toute la complexité représentée par la combinaison des angles. On est donc bien au delà d’une étude posturale.

Le marbre, qui servira à l’assemblage du cadre, est unique sur de nombreux aspects car il doit répondre à des exigences particulières dont l’asymétrie de l’arrière du cadre. Il n’est pas possible de répondre ici aux interrogations sur les matériaux, entre-autres, pourquoi l’acier. Par obligation ou au contraire pour répondre aux desseins du concept.

C’est quoi un bon vélo !

A cette interrogation, François Kerautret a sa réponse toute faite. « Un bon vélo, c’est un vélo qui vous permet de progresser ».

Sorti de son cocon, le FKC a un look atypique

Gestation terminée, la métamorphose est bien présente avec une ligne définitivement atypique. Au premier regard, on note un cadre et un tube de direction plus longs. Un arrière asymétrique (bases et haubans différenciés), une fourche droite et sans déport (comme sur une moto). On ajoutera une potence courte, en compensation du cadre plus long, et bien sûr, des roues de 650 (26’’) pour une plus grande réactivité et une masse en mouvement réduite.

Plus subtilement, un angle de direction plus relevé pour une réactivité augmentée sans impacter la stabilité (l’absence de déport de la fourche augmente la chasse), un réalignement de la ligne de chaîne pour une plus grande latitude de croisement, un parapluie de roue arrière équilibré (d’où la nécessité de bases asymétriques). On terminera par un jeu de direction et un boitier de pédalier élaborés selon des spécifications de la maison pour une longévité accrue.

Dans une discussion plus avancée, François met en avant des avantages qu’il n’avait imaginé à l’origine et qui parfois lui sont rapportés par ses clients. Difficile de les évoquer sans avoir à les développer, néanmoins ils sont, selon François Kerautret, liés à l’équilibre optimal de l’ensemble homme-vélo grâce au traitement donné à la géométrie avant du vélo qui ainsi évite toute modification de l’assiette lors d'un changement d'angle de direction, le vélo s’inscrivant plus naturellement dans les courbes, limitant ainsi les corrections.

Charles le fit

Second propriétaire d'un Kerautret sur le canton, Charles n’est pas peu fier de son petit dernier pour lequel il ne tarit pas d’éloges. Néanmoins, il lui reste à démontrer par les faits la supériorité de ce dernier. Il faut donc qu’il dépasse le subjectif et uniquement ce qui est ressenti. Pour cela attendons encore un peu… Si Sacha Guitry disait tout attendre des caprices des femmes, définitivement Charles attend tout des caprices des vélos.

(1) Charles, n’est pas un prénom d’emprunt, il s’agit de Charles Stettler, connus des genevois pour son aide apportée aux clubs et associations et par ailleurs coorganisateur de la Gentlemen qui porte son nom.


samedi 18 juillet 2009

Parfums d'été et magie de couleurs pastel














Jour de fête pour deux fixies au Reposoir !

Le cycliste est un artiste...


Le cycliste est un artiste

Le cycliste est un artiste dont l’effort est sa démesure.

Seul, il devient soliste, ceux qui l’accompagnent lui font chorale.

Puisant son inspiration dans les lignes d’un horizon changeant,
Son esprit devient faustien dans sa quête éternelle de renouveau.

L’asphalte est un plancher qui l’emmène vers les sommets
D’une scène aux murs peints de roches aux profils abruptes,
Véritable cadeau de vertiges assurés.

Le cycliste est un poète

Le cycliste est un poète qui écrit ses vers au gré de ses efforts.

Sa cadence bat l’alexandrin au rythme de ses envolées,
Sa respiration attise un feu qui le pousse au tutoiement de son héroïsme,
Son âme s’enivre de génie jusque là où son esprit mythique fabule.

SpeedyWilly/BikeInLove

mercredi 15 juillet 2009

Cent ans déjà : Et si un Luxembourgeois s’imposait à nouveau


Au matin du 5 juillet 1909, premier jour du septième Tour de France, un homme s’apprête à entrer dans la grande légende du cyclisme. L’homme est surnommé le géant de Colombes. Né dans le grand Duché, il vit dans la région parisienne. Second de l’édition précédente, battu par Lucien Petit Breton, il est le grandissime favori. Vainqueur sortant des derniers Tour de Lombardie et Paris-Bruxelles ainsi que de Paris-Tour au printemps, il a désormais rejoint l’équipe Alcyon.

Vainqueur de 6 étapes dont 5 consécutives (record encore inégalé à ce jour), François Faber est un véritable colosse. Mesurant près de 1m90 et plus de 90kg, il s’accommodera le mieux d’un temps souvent exécrable et à 22 ans seulement il s’imposera au terme de 14 étapes, dont deux de 400 kilomètres et plus, à la moyenne de 28.6 km/h, cela après 4'497 km et un peu plus de 157 heures. Au terme de ce Tour, le 1er aout 1909, Faber précède les deux français Garrigou et Alavoine. Les cinq premiers sont tous membres de l'équipe Alcyon-Dunlop.

Même si l’on ne franchissait ni les Pyrénées et pas davantage les grands cols alpins, le ballon d’Alsace et certains cols savoyards étaient néanmoins franchis. C'est dire les qualités athlétiques des hommes qui se présentaient au départ de courses aussi exigeantes. A ceux qui lui demandaient d’où il tirait toute son énergie, il répondait qu’il mangeait beaucoup. De la viande, des pâtes, mais aussi des œufs, du pain et des fruits, le tout en quantité industrielle.

Et pourquoi pas Andy Schleck

Dans un Tour 2009 verrouillé par l’équipe Astana comme le faisait l’équipe Alcyon il y a un siècle, comment ne pas imaginer l’impossible : la victoire du jeune Andy Schleck à peine plus âgé que son illustre aïeul et cinquante et un ans après un autre illustre luxembourgeois, Charly Gaul.

Pour en savoir plus...
  • François Faber mourût en 1915 sur le front de la grande guerre lors de la bataille d’Artois.
  • L’équipe Alcyon (cycles)-Dunlop (pneus) remporta les Tours 1909 à 1912. L’équipe du constructeur de cycles Alcyon remporta encore les plus grandes courses dans les années 1920. Cela irrita a tel point les organisateurs du Tour de France qu’ils décidèrent d’organiser la course par équipes nationales.
  • Charly Gaul remporta le Tour 58 et le Giro l'année suivante.



lundi 13 juillet 2009

Le « théorème de Chapatte » se vérifie encore souvent


La règle, selon ce qui est connu sous le nom de « théorème de Chapatte (1) », veut que si les échappés possèdent plus d’une minute par tranche de 10 km, la probabilité de réussite est plutôt favorable.

Le principe énoncé permet de déterminer si un ou des échappés peuvent remporter une compétition alors qu’ils ont le peloton à leurs trousses. On rappellera tout de même que le cyclisme, comme tout sport, n’est pas une science et n’obéit pas à des lois déterministes.

Le jeu du chat et de la souris 

Cela ressemble davantage au jeu du chat et de la souris dont on ne sait pas à l’avance qui en sortira vainqueur. Il arrive en effet que le peloton s'amuse à jouer avec les échappés dans le seul but de les laisser se fatiguer tout en leur laissant croire que le succès est à leur portée. Inversement, il arrive aussi, et c’est bien heureux, que le ou les échappés arrivent à leur fin.

Les courses par étapes, et le Tour en particulier, sont un excellent terrain de prédilection pour observer si cette formulation se vérifie ou pas. Certaines des conditions de réussite ou d’échec sont ici réunies pour mieux en saisir les aléas.

Conditions favorables à la vérification du « théorème de Chapatte » 
  • Il est vérifié très souvent et plus rarement démenti.
  • Il est compris des coursiers, en l’occurrence des échappés, qui peuvent en jouer, par exemple en en gardant sous la pédale pour ensuite terminer à bloc.
  • La bonne organisation des échappés compense la supériorité supposée du peloton.
  • Des conditions météos défavorables nuisent à l’organisation du peloton. Des descentes ou une fin tortueuse sont favorables à la réussite de l’échappée.
  • La composition de peloton est déterminante ; il se peut qu’il ait été délesté de ses sprinters après une étape montagneuse.
Conditions défavorables
  • Une fin de parcours en montée.
  • Les derniers kilomètres sont en ligne droite, le peloton voit les échappés.
  • Généralement, les échappés ralentissent en fin de parcours sous l’effet de la fatigue grandissante alors que le peloton accélère.
  • La disparité des forces au sein des échappés ou la multiplication des attaques dans les derniers kilomètres forcent les coureurs à s’observer, ce qui limite leur avancée et profite au peloton.
  • Des conditions environnantes, vent favorable ou au contraire défavorable profitent généralement au plus grand nombre au détriment du plus petit.
(1) Robert Chapatte a été un excellent commentateur du cyclisme, cela après avoir été coureur professionnel dans les années 50, puis journaliste de presse écrite.


dimanche 12 juillet 2009

Randos : Deux peevistes égarés


Sortis de leurs gonds habituels, deux lascars de la PEV, votre serviteur et Daniel, accompagnés et coachés de leurs épouses respectives ont, après 4 cols franchis (Aravis, Saisies, Cormet de Roselend et Petit St-Bernard) rejoint le Val d'Aoste.

C'est comme souvent le petit dernier, pas loin de 30km d'ascension pour le Col du Petit St-Bernard, qui a terminé d'user les organismes, crampes à l'appui. Mais il en fallait davantage pour bouder notre plaisir et ne pas profiter de l'ultime et exceptionnelle descente vers Pré-St-Didier.

Un grand moment de géantitude

Sur un plan plus contemplatif, de cette rando de près de 4'000m de dénivelé, on retiendra surtout la multiplication des enchaînements géographiques. Aux douceurs relatives des massifs des Aravis et du plateau des Saisies, succèdent les massifs plus arides du Beaufortain. Si le contournement du lac (barrage) de Roselend offre, le temps d'un regard un paysage environnant d'exception, il reste à franchir les derniers kilomètres qui mènent au sommet du Cormet. La descente vers Bourg St-Maurice, par moment vertigineuse, précèdent la longue ascension vers l'alpestre Petit St-Bernard, notre Cima Coppi de ce jour à 2188m. Côté italien, la traversée du bourg de la Thuile, véritable joyaux, donne à ce tour un épilogue à ce valorisant et bel effort.

dimanche 5 juillet 2009

Championnats d'Europe U19/U23 Hommes/Femmes en Belgique


Les championnats d'Europe Espoirs (19-23 ans) et Juniors (17-18 ans) ont eu lieu à Hooglede-Gits en Belgique du 1er au 5 Juillet. Seul Genevois sélectionné, Nicolas Schnyder était inscrit pour le CLM et la course en ligne chez les U23.

Liste de la sélection nationale U19 et U23  Catégories Hommes/Femmes (Juniors et Espoirs).

Résultats : A suivre ...

samedi 4 juillet 2009

Légende : Remember Eighty-Nine ('89)


L’année de toutes les révolutions

La France fête le bicentenaire de sa révolution. En ce début d’année, nul ne croit qu’un autre mur (le « mur de la honte ») sera renversé en cette fin d’année, néanmoins les premiers passages à l’Ouest se précipitent et les coureurs du bloc de l’Est ne s’en privent pas. Cela se concrétise par la création en Italie de l’équipe Alfa Lum dont Tchmil et Konishev seront les coureurs les plus emblématiques.

En cette même année, le peloton professionnel est comme pris de convulsions et le chamboulement est partout. Sean Kelly est le No 1 mondial et Maurizio Fondriest le champion du monde en titre. En France, Fignon réclame le statut de leader unique. Les jeunes pousses sont Gilles Delion et Laurent Jalabert. L’Espagne se pare de tuniques jaunes avec l’équipe Once, fraichement crée des mains de Manolo Saiz. L’Allemagne tente l’aventure professionnelle avec une nouvelle équipe dont la Deutsche Telekom est le principal sponsor. Les colombiens se renforcent alors que Lemond rejoint une nouvelle équipe.

La roue tourne aussi du côté des fédérations. La Coupe du monde est née des vœux de Hein Verbruggen, prémices d’un futur UCI Pro Tour.

Laurent : « Damned ! »

On ne se souvient que de ça : Le compte à rebours lors de la dernière étape. La veille de l'arrivée à Paris, Laurent Fignon possède encore 50 secondes d'avance sur l'Américain Greg Lemond qui le domine dans la dernière étape contre la montre et gagne le Tour avec huit petites secondes d'avance, le plus faible écart jamais enregistré. Greg Lemond a utilisé à cette occasion un guidon de triathlète, une première en cette année au sein du peloton professionnel. Certains s’en souviennent : Entre les victoires des « frères siamois » hollandais, Steven Rooks à Orcières-Merlette et Gert-Jan Theunisse à L’Alpe d’Huez, Pascal Richard remporte en solitaire l’étape Gap-Briançon avec le maillot de champion suisse. Enorme : Lors de la dernière étape contre-la-montre (Versailles-Paris : 24,5 km), LeMond roule à 54,545 km/h de moyenne. Moyenne encore jamais égalée dans un clm individuel. Encore plus fort : Le record de la montée de l’Alpe d’Huez, détenu depuis des décennies par un certain Fausto Coppi en 45 minutes et 22 secondes, est battu à sept reprises lors de la 17e étape du Tour avec un temps record pour Laurent Fignon de 42 minutes et 15 secondes.

mardi 30 juin 2009

« Nuit blanche » autour du Léman


Réunissant adeptes du pignon fixe et routiers pour une partie de manivelles commune autour du Lac, et cela de nuit, Damien Bisetti, organisateur de cette première Bike Lake Parade de nuit entendait faire respecter sa vélosophie.

Nous étions dans cette nuit noire du samedi 27 juin, un groupe des plus bigarrés devant la plage du Reposoir à ajuster éclairage d’appoint et enfiler chasubles, tous prêts à nous élancer pour une nuit blanche à vélo. En demandant aux routiers de veiller à la bonne cohérence du groupe, on se doutait que la partie ne serait pas facile pour ceux qui s’engageaient pour 170 km avec un guidon droit et l’obligation de pédaler avec un pignon fixe.

Un espace de liberté unique

Le groupe de « singlespeedeurs », dont une fille, faisait plutôt bonne figure, au grand étonnement et même une certaine admiration des routiers, qui donnaient le bon rythme et parfois de l’assistance dans les légères ascensions que le littoral vaudois impose à certains moments. L’ambiance est chaleureuse et curieusement, le manque de lumière n’est pas un problème. Les éclairages, aussi légers qu’ils sont font tout leurs effets. Les zones les plus sombres, entre Nyon et Rolle, me font l’impression d’un tunnel géant, et même d’une grotte lorsque mon voisin à qui j’adresse la parole me répond en me projetant la lumière de sa lampe frontale dans les yeux.

La lumière dès le « pot au noir »

Une première halte au château d’Ouchy permit de relaxer certains fessiers endoloris; deux heures sans décoller les fesses d’une selle, ça laisse des séquelles aux moins aguerris. Déjà des premiers abandons ; rien de grave, les voitures d’accompagnement sont là. A l’assaut du Lavaux, Montreux se profile déjà, nous offrant la holà de ses night clubbers en quête d’after. La température est douce ; certains roulent en court et le resteront jusqu’au bout.

Une seconde halte et un ravitaillement suivront à la Porte du Scex avec encore quelques abandons chez les bikers chez qui les limites sont atteintes. On ne s’éternisera pas trop. L’air des monts est proche et la température est fraîche à ce carrefour des courants, véritable « pot au noir » des cyclistes.

A ce moment clé pour l’effort correspond celui de l’éveil à une nouvelle journée. La luminosité se fait rapidement croissante, découpant les alpes vaudoises dans un skyline certes familier mais rassurant et vivifiant. La direction du Bouveret, c’est un peu comme lorsque l’on bascule au sommet d’un col, ça sent le retour.

Malgré l’engagement du début, Evian, puis Thonon marqueront l’éclatement du groupe sous les velléités des routiers qui en profiteront pour faire monter la moyenne. Si le chapelet du début s’est brisé, il se reformera autour d’un café chaud et d’un petit déjeuner, révélant les visages des uns et des autres. Damien ton pari est gagné, bikers et routiers te reviendront pour une seconde édition.

Pour en savoir plus ...
Le vélosophe (Damien Bisetti)

lundi 29 juin 2009

Nyon : Championnats Suisses sur route 2009


Après la victoire et le titre pour Nicolas Schnyder dans le CLM de mercredi chez les U23, les ambitions genevoises de podium reposaient sur les épaules des Juniors et des Master.


Samedi, le Master Damien Grauser rééditait avec brio sa performance de l’an passé pour obtenir une 3ème place. En tentant de sortir du groupe de six aux 500m, il se faisait remonter peu avant la ligne. Samedi encore, chez les U23, la bonne surprise est venue d’ailleurs avec la seconde place du neuchâtelois et VTTiste Nicolas Lüthi, fils de Georges, qui avouait ne jamais courir sur la route, ou alors si peu. Mickael Jolti (PEV) et Nicolas Schnyder faisaient peloton.

Dimanche, les Juniors courraient en levé de rideau des élites. Les favoris n’ayant réussi à imposer leur course, c’est un duo qui se présentait sur la ligne. Malgré une tentative dans la dernière ascension, puis sur les dix derniers kilomètres, Loïc Hugentobler ne parvenait pas à boucher le trou. Repris au kilomètre par le peloton, il termine au sein de celui-ci. Le peloton allait se battre pour la 3ème place et Gregory Hugentobler échoue de peu et termine finalement 5ème. Chez les Elites, très belle prestation de Andreas Anderegg. Très déçu par son résultat dans le CLM de mercredi, Andreas se réhabilite totalement en terminant en excellente compagnie dans le second groupe. Fabien Wolf se voit contraint d'abandonner, manquant de force pour avoir omis de s'alimenter suffisamment alors qu'il figurait dans le groupe de tête.

Hommes U23 (8 tours/131.2 km, moy. 41.73 km/h) : 1. Silvan Dillier (Atlas-Romer's Hausbächerei/Schneisingen) 3 h 08'36 (41,730 km/h). 2. Nicolas Lüthi (CC Litoral). 3. Daniel Henggler (Nazionale Elettronica New Slot-Hadimec). Puis 40. Mickael Jolti (PEV). 43. Loic Perizzolo (VC Orbe), 44. Tristan Marguet (Team Cycling Sport). 46. Nicolas Schnyder (VC Lancy/Chambéry Cyclisme Formation).

Hommes Masters (5 tours/82.0 km, moy. 39.92 km/h) : 1. Michael Themann (Maler Meier/Sporthaus Ponzio). 2. Marco Jaisli (RV Höngg). 3. Damien Grauser (PEV). Puis 12. Thomas Maxwell. 14. Florian Grauser (PEV). 20. Eric Berset (PEV). 28. Pierre-Yves Martin (PEV). 30. Philippe Honegger (PEV). 35. Jean-Marc Gardiol (PEV).

Féminines FA/FB (6 tours/98.4 km, moy. 34.01 km/h) : 1. Jennifer Hohl (Bigla Cycling Team). 2. Bettina Kuhn (Bigla Cycling Team). 3. Andrea Wolfer (Team bike-import.ch).

Homme Juniors (7 tours/114.8 km, moy. 38.82 km/h) : 1. Micha Eglin (). 2. Adrien Chenaux (VC Fribourg). 3. Ramon Bechter (RMV Schleitheim). Puis. 5. Gregory Hugentobler (VC Lancy). 20. Loic Hugentobler. Abd. Jonathan Menetrey (VC Lancy).

Elites/Pro (11 tours/180 km, moy. 43.05 km/h) : 1. Fabian Cancellara (Team Saxo Bank). 2. Mathias Frank (BMC Racing Team). 3. Thomas Frei (BMC Racing Team). Puis 19. Andreas Anderegg (PEV/Charvieu-Chavanieux). Abd. Fabien Wolf (Atlas-Romer's Hausbächerei).

Pour en savoir plus...
Tous les résultas et photos sur cyclismeromand.ch

vendredi 26 juin 2009

BMC et Hublot présentent leur "black pearl"


Aux yeux de ses créateurs, il représente la convergence de la technologie, de la performance et du design. Présenté ce jeudi à un public de partenaires dans les salon de l'entreprise Hublot à Nyon, ce vélo "All Black, Special Edition" sera fabriqué à 30 exemplaires.

People et charité sous les lumières du Tour

C'est du 100% pur noir, façon laque de piano. Andy Rihs (BMC) et Jean-Claude Biver (Hublot) entendent faire briller cet objet noir de désirs sous les feux de la rampe. L'événement public aura lieu le 3 juillet prochain, au pied du rocher de Monaco, à la veille du départ du Tour. Il s'agit d'un critérium de charité auquel participeront Eddy Merckx, Tony Rominger, Richard Virenque, Laurent Jalabert et Pedro Delgado.

Photo : www.bmc-racing.com

jeudi 25 juin 2009

Champ Suisses CLM : Nicolas Schnyder dominateur chez les U23


Lorsqu'il coupa la ligne de chronométrage, Max Weber, speaker de l'événement lâcha au public présent que le chrono réalisé par le meilleur espoir genevois serait difficile à battre. Il ne se trompait pas. A peine redescendu du podium, ceint d'un maillot rouge frappé d'un grande croix blanche qui tranchait sur son cuissard blanc-bleu, le nouveau champion suisse chez les U23 fut immédiatement pris d'assaut par la presse et les photographes. 

Répondant au questions calmement, racontant sa façon de gérer l'effort solitaire imposé par ces 18 km, Nicolas Schnyder ne semblait pas perturbé plus que cela par cette ample victoire acquise à près de 46 km/h de moyenne, repoussant tous ses adversaires à 47 secondes et plus. Il terminera les entretiens en avouant que pour la course en ligne il ne disposera d'aucun soutient. Le genevois du Chambéry Cyclisme Formation assure néanmoins qu'il donnera le meilleur de lui même, on le croit.

Plus tard, entouré pas ses proches, son jeune frère était carrément accroché à son vélo, Nicolas continuait à partager son bonheur sous les rayons d'un soleil ragaillardi. A 22 ans, rien de meilleur ne pouvait lui arriver.

Résumé des résultats

Chez les Juniors, la victoire revient à Lucas Muller (VC Steinmaur) qui devance Gaël Suter (VC Montreux) pour une poussière de temps (6/10e). Les deux genevois Gregory et Loïc Hugentobler terminent respectivement 8e et 13e à 36’’ et 1’28’’.

Chez les féminines, la reine de la discipline s’est certes imposée, mais de peu. Karin Thurig, 37 ans, dont on rappellera ici qu’elle fut 3ème du chrono de Pekin l’an passé, a laissé ses deux plus proches adversaires, Patricia Schwager et Pascale Schnider, toutes deux du Cervélo Test Team à 10 et 36’’. La meilleur romande, Valérie Hoffstetter, termine 11ème.


Amateurs élites et amateurs étaient regroupés dans un même classement. Nos deux élites expatriés, Nicolas Fischer (VC Annemasse) termine 3ème avec un podium à la clé et Andreas Anderegg (Charvieu-Chavanieux) 6ème. Andreas boudait son plaisir, déçu de n'avoir pu renouveler sa performance de l'an passé. La PEV présentait 3 amateurs, Gregory Ornon obtenant un temps proche de ceux des élites.

Les élites pros étaient les derniers à s’élancer. C’est au tessinois Rubens Bertogliati (Diquigiovanni-Androni) que revint le dernier mot. Battant de 2.5’’ le meilleur temps du jeune et très prometteur Mathias Frank (BMC Racing Team) dont le talent éclate au grand jour (meilleur suisse au TdR, excellent lors du Dauphiné) y compris dans une discipline qui n’est forcément là où on l’attend. Thomas Frei (BMC Racing Team), complète le podium.

Pour en savoir plus...
Tous les résultas sur cyclismeromand.ch

Photo : BikeInLove

lundi 22 juin 2009

Aigle : Greg Hugentobler, Champion Suisse Juniors 09 sur piste


En prélude des championnats suisses sur route qui auront lieu ce week-end à Nyon, les meilleurs Juniors suisses se retrouvaient sur l'anneau de la piste d'Aigle pour disputer les championnats suisses sur piste.

A ce petit jeu, les romands ont été excellents et le meilleur d'entre-eux a été le Meyrinois du VC Lancy Gregory Hugentobler, remportant 3 des 4 épreuves, cédant à son second le zurichois Jan Keller, la seule course aux points. Gaël Suter, de Montreux, termine à la 3ème place avec le même nombre de points que Loïc Hugentobler, frère de Gregory.

La patte de Daniel Gisiger

Entraîné dans la mouvance positive crée par notre sélectionneur et entraîneur national Daniel Gisiger, la quasi totalité des Juniors présents sont actuellement sous sa tutelle avec pour chacun d'entre-eux des ambitions à long terme. Ce dernier pourra encore les voir à l'œuvre lors des championnats suisses sur route de ce week-end à Nyon.


Classement complet Juniors (U19) : 1. Gregory HUGENTOBLER (VC Lancy, Meyrin) 5 pts. 2. Jan KELLER (RV Wetzikon Team Hobi Bau, Hinterwegg) 7 pts. 3. Gaël SUTER (VC Montreux, Villeneuve) 17 pts. 4. Loïc HUGENTOBLER (VC Lancy, Meyrin) 17 pts. 5. Joël PETER (RMV Cham Hagendorn, Oberwil) 20 pts. 6. Lukas JAUN (RRC Maggligen, Lengnau) 24 pts. 7. Lukas MÜLLER (VC Steinmaur, Steinmaur) 27 pts. 8. Raphael NEF (VC Fischingen, Thundorf) 29 pts. 9. Remo BAERLOCHER (RBT Glarnerland, Niederumen), 36 pts. 10. Arnaud LINDER (VC Montreux, Aubonne) 38 pts.

Classement complet Féminines (toutes cat.) : 1. Andrea WOLFER (Elgg/Team Bike-Import, Elgg), 4 pts. 2. Monia TURIN (Echallens/Giant Women Cycling, Goumoens), 13 pts. 3. Rita IMSTEPF (Velo Visp, Laden), 14 pts. 4. Jessica SCHNEEBERGER (Bike-import.ch, Wichtrach), 16 pts. 5. Nadège MATTHEY (Zeta / Giant Women Cycling, Les Bayards), 23 pts. 6. Noemie MARGUET (Roue libre, Monthey), 25 pts. 7. Valentine GROB (Cyclophile Aigle/Giant Women Cycling, Aigle), 26 pts. 8. Corinne OVERNEY (Mountain Bike/Giant Women Cycling, Hauteville), 27 pts. 9. Esther GENIN (Pédalle Bulloise/Giant Women Cycling, Bulle), 32 pts.


dimanche 21 juin 2009

En savoir un peu plus sur la VAM (bis)


En référence à notre chronique publiée le 4 janvier, l’un des lecteurs de BikeInLove, qui se reconnaîtra sous le pseudonyme de THM et que je remercie, me signale à juste titre et exemples à l’appui, que la VAM (vitesse ascensionnelle moyenne, exprimée en mètres/heure) varie en fonction du pourcentage, ce qui est tout à fait exact.

Explication : la VAM la plus grande est obtenue lorsque la pente est plus raide parce dans ce cas, la vitesse du cycliste est réduite et donc la perte de VAM liée aux forces aérodynamiques sont réduites d’autant. On étaiera ceci par la reprise de l’exemple de Joux-Plane avec deux exemples complémentaires, l’un moins pentu (Le Tourmalet) et l’autre plus pentu (le Mortirolo).

Les exemples ci-dessous sont donnés pour un cycliste entraîné de niveau moyen supérieur d’une puissance soutenue évaluée à 250 W correspondant à une VO2Max ne dépassant pas les 50. Pour compléter, son poids est de 75 kg, vélo et équipement compris. NDLR: Tout rapprochement avec un cycliste existant étant fortuit.

C'est la VAM que je préfère ...

Prenons le Col de Joux-Plane, notre référence dans notre première chronique. Distance 11.7 km et 990m de dénivelé, soit une pente moyenne de 8.5%. Le temps d’ascension de 54min. Dans cet exemple, la VAM est de 1’100 m/h. La vitesse moyenne de 13.0 km/h. Dans ce cas, des 256 W e la puissance requise pour cet exercice, 88%, soit 225 W seront dévolus à la compensation de la gravité.

Prenons un second exemple dont la pente moyenne est inférieure au premier cas, comme le Tourmalet (depuis Sainte-Marie de Campan). Distance 17.4 km pour 1'287 m de dénivelé, soit 7.4% de pente moyenne. Pour le même cycliste son temps sera de 1h 12min et sa vitesse moyenne de 14.5 km/h. Dans ce second exemple, la VAM sera de 1'073 m/h, donc inférieure au premier exemple. Dans ce cas, seul 85% de sa puissance sont dévolu à la compensation de la gravité.

Inversement, prenons un exemple dont la pente moyenne est supérieure, comme le Mortirolo (au sud de Bormio). Distance 12.4 km pour 1'300 m de dénivelé, soit 10.5% de pente moyenne. Toujours pour ce même cycliste le temps sera de 1h 8min 15sec et sa vitesse moyenne de 10.9 km/h. Dans ce troisième exemple, la VAM sera de 1'143 m/h, donc supérieure au premier exemple. Dans ce cas, 91% de sa puissance sont utilisé pour la seule compensation de la gravité.

La VAM des grimpeurs en question

Deux remarques encore. On voit dans ces exemples que même si la VAM peut varier d’une ascension à l’autre elle reste très proche tans que la pente reste égale ou supérieure à 6%. En dessous, la vitesse augmentant, la part de résistance à l’air devient supérieure à 20% et donc significative, ce qui fait perdre autant de VAM. La seconde remarque porte sur des valeurs de VAM proches de 1'800 m/h qui ont été enregistrées lors des Tour d’Italie ou de France. On notera qu’elles ont été réalisées part une infime partie du peloton et dans des montées de très fort pourcentage, étayant nos exemples ci-dessus. Comme toujours, il existe des contre-exemples, comme cette performance de Marco Pantani lors du Tour 98 et la montée du Plateau de Beille. La VAM enregistrée a été supérieure à 1'800 m/h malgré une pente moyenne inférieure à 8%.